L'origine du concombre

L'ancêtre du potager

De la famille des cucurbitacées le concombre a comme illustres cousins le melon, le cornichon, le potiron et comme savoureuse cousine la courgette.

Déjà mentionné dans les légendes bouddhistes sous le nom d’ischwaku, le concombre serait une des plus vieilles plantes potagères du monde : des archéologues ont, semble-t-il, identifié en Birmanie des graines datant de plus de 7000 ans avant JC. On a en tous cas la certitude que le concombre poussait à l’état sauvage sur les contreforts de l’Himalaya, puis qu’il a été domestiqué très tôt en Chine (5000 ans avant JC) et rapidement diffusé vers l’Ouest.

Ce grand voyageur est alors cultivé en Inde, puis très apprécié en Egypte où il était cultivé sur les bords du Nil... Il fait le grand saut en Galilée où il est adopté par les hébreux. Il donne dit-on de la sagesse à Salomon, de la force à Samson et du lyrisme à David. Bref, ce légume biblique commence déjà à faire parler de lui dans le plus grand best-seller de tous les temps.

 

Quand l’empereur Tibère le découvre à Jérusalem, il l’embarque à Rome où le grand cuisinier Apicius a la bonne idée de l’accommoder avec du miel pour contrer son amertume. Si Charlemagne l’introduit dans tout son empire, c’est Christophe Colomb qui lui fait traverser l’atlantique : indiens et colons découvrent le concombre et développent sa culture sur tout le continent américain.

 

Grâce à La Quintinie qui, le premier, le cultive sous-abris, le concombre fait ses premiers pas à la Cour. Louis XIV retrouve sa bonne humeur dès le mois d’avril, lorsqu’apparaît le premier concombre de printemps : il raffole de sa chair fraîche et croquante.

 

A partir du XIXème siècle, le concombre se démocratise : il entre dans les manuels de cuisine bourgeoise et fait le tour de l’Europe.